
En ce temps d’émergence de plus en plus palpable du printemps, je vous partage ma gratitude pour le bouillonnement du printemps, pour tout ce qui frémit, se remet en mouvement, pour tout ce qui aspire à monter vers le ciel, pour l’énergie de vie extraordinaire qui s’exprime à cet endroit de l’année.
Je vous partage également ma gratitude d’avoir pu nourrir l’écoute profonde et l’expression des chants de la terre sous les bons auspices de Léo Poncelet et Pauline Bossuroy d’Âge sauvage il y a peu dans les Hautes-Alpes.
Écouter profondément les chants d’une plante, d’une roche, d’une rivière, d’un élément, et retransmettre ces chants à travers le médium de nos voix représente pour moi une rencontre fabuleuse, un voyage dans les entrailles de la terre, un langage d’avant le langage, une compréhension intime de nos paysages.
Cela répond pour moi à un besoin de nos paysages d’être chantés, à un besoin enfoui au cœur des humains de se rassembler pour honorer la terre de nos chants.
Je dépose là, comme une prière, le désir profond que les hommes et les femmes retrouvent les chemins de l’écoute et de l’honoration des chants de la terre, les chemins de la communication (qui est aussi une communion) avec le vivant. Ce sont pour moi des chemins emplis de conscience, d’ancrage, d’amour et de joie.
En gratitude d’avoir encore approfondi la qualité de ma relation au monde, et en joie à la perspective de vous en repartager l’essence dans mes futures transmissions.