
Une approche sensible du vivant
pour une connexion profonde à soi et au monde
Les outils de l’Ombelle
L’Ombelle invite à se relier à soi-même, à l’autre et à la nature grâce à l’approche sensible du vivant, à des outils de connexion à la nature des peuples premiers (modèle 8 Shields) et à des approches somatiques et artistiques.
L’approche sensible du vivant
La démarche classique de découverte du vivant est analytique. « Elle s’intéresse aux caractéristiques mesurables (poids, mesure et nombre) que l’on distingue des qualités secondaires (goût, couleur, odeur, son…) considérées comme subjectives »1. Elle décompose chaque objet en ses parties, mais risque par là même d’en oublier le « tout ».
Le célèbre écrivain allemand J.W. von Goethe développe quant à lui une approche qualitative, en observant formes, couleurs, odeurs, dans le but de découvrir les « forces » qui donnent naissance aux formes. Pour lui, rien dans la nature n’est caché, tout est visible, il suffit de réapprendre à déchiffrer le langage de la nature au moyen de tous ses sens : « Tout ce qui est visible est expression, toute nature est image, est langue et écriture hiéroglyphe colorée »2. Il cherche à rencontrer, derrière chaque être vivant, son « génie », son « essence », son « geste ». Rudolph Steiner approfondit et enrichit l’approche goethéenne du vivant.
« L’être humain est la nature qui prend conscience d’elle-même », Élisée Reclus
Les outils de connexion à la nature des peuples premiers (modèle 8 Shields)
Jon Young, après avoir reçu une initiation venant d’un indien apache, Stalking Wolf, est devenu anthropologue. Il a alors étudié de nombreux peuples premiers à travers le globe et a pu retrouver les mêmes routines de connexion à la nature chez tous ces peuples.
Ces pratiques quotidiennes de connexion, qu’il synthétise au sein du modèle des « 8 Shields » (8 blasons), permettent à chaque individu de comprendre profondément quels sont ses dons, et de les mettre au service de la communauté afin de transmettre et régénérer la culture. Ainsi, chaque individu a la possibilité d’occuper sa place avec justesse, d’être profondément connecté au groupe et à la nature, et de vivre en paix. Dans ces pratiques, c’est la nature qui est l’enseignante.
Les approches somatiques et artistiques
Replonger dans nos corps et dans nos sensations, – à travers différentes pratiques somatiques, de respiration, de mouvement, de danse, de conscience sensorielle, – permet de s’ouvrir à la relation, à un langage d’avant le langage, d’avant la pensée, à une communication directe avec les plantes, les roches, les éléments.
Si je me laisse traverser, je peux également retransmettre par mon mouvement, par ma voix, par le langage, l’intimité de l’élément rencontré.
Revenir à notre intelligence corporelle est la source d’une rencontre de cœur avec le vivant, qui en outre transforme tout notre rapport au monde. Autant je fais de liens avec les différents éléments du vivant, autant pourront se tisser un réseau vaste et fourni dans nos connexions neuronales, agrandissant le champ des possibles dans nos vies.
Le mot somatique vient du grec « soma », qui signifie « corps ». Il se réfère à tout ce qui concerne le corps physique, en particulier les sensations corporelles ET la conscience de celles-ci. Dans le contexte des pratiques somatiques, le terme désigne les méthodes qui visent à développer une connexion plus profonde entre l’esprit et le corps par la conscience des sensations internes. Ces pratiques encouragent une exploration des mouvements corporels et des schémas de tension afin de favoriser le bien-être physique et mental.
Objectifs des propositions de L’Ombelle
- Apprendre à reconnaître et utiliser les plantes sauvages
- Apprendre des compétences de survie douce en nature : monter un campement, faire des nœuds, purifier de l’eau, faire du feu, cuisiner au feu de bois, faire de la vannerie sauvage, vivre dehors, etc.
- Rencontrer chaque être vivant dans sa nature profonde à travers une approche sensible, et petit à petit appréhender les interconnexions entre les différents éléments du vivant.
- Réapprendre à se laisser enseigner directement par la nature
- Réactiver son intelligence corporelle
- Se connecter à soi-même, aux autres et à la nature
- À travers le tissu de toutes nos relations au vivant, se rencontrer soi-même et occuper sa juste place dans le monde. Développer ses potentiels et ses dons au service du vivant.
- Retrouver la qualité et la joie de l’enfant en soi
- Prendre soin de la terre et de tous les êtres qui l’habitent
Publics
Toute personne souhaitant se connecter à la nature, aux autres et à soi-même.
AUCUN PRÉ-REQUIS NI AUCUNE EXPÉRIENCE NE SONT NÉCESSAIRES.
Approche inclusive pour tous les publics.
L’intervenante

Angela Soissong
Formatrice et facilitatrice en écologie sensible et en approche sensible des plantes, je m’inspire également du yoga du Cachemire et des approches somatiques. Le cœur de mon travail repose sur la reconnaissance de l’intelligence du corps et de sa capacité naturelle à comprendre et ressentir le monde vivant.
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été guidée vers la connexion à la nature.
Mon premier métier, à mes 18 ans, a été conteuse. J’animais des balades contées dans un château médiéval et son jardin.
J’ai étudié la littérature d’abord en « prépa lettres » – hypokhâgne et khâgne – puis à l’université où après une licence de lettres modernes j’ai bifurqué vers une licence d’histoire de l’art. J’ai fini mon cursus universitaire au sein du master professionnel « Politiques patrimoniales et développement culturel« .
J’ai fait mes premiers pas dans l’approche sensible du vivant alors que je me formais à la connaissance et à l’utilisation des plantes comestibles et médicinales. J’ai étudié, cueilli, transformé et utilisé les plantes depuis l’âge de mes 20 ans.
Avant 2011, j’ai travaillé à l’Écomusée d’Alsace où j’ai été formée par des « Anciens » sur les usages traditionnels des plantes, et au Château du Haut-Koenigsbourg où j’ai été formée sur les plantes à usages du Moyen-Âge. Passionnée, j’ai commencé à étudier la botanique tout en expérimentant toutes sortes de cueillettes et de recettes à base de plantes dans ma vie personnelle.
En 2011, en bateau-stop, je suis partie vers l’Amazonie péruvienne et j’y ai découvert l’approche spirituelle et magique des plantes : là-bas, la plante n’est pas un simple objet à exploiter, mais un être divin qui peut « nous enseigner » et « s’enraciner en nous ». Je suis restée imprégnée de cette expérience.
Depuis, j’ai produit et étudié les plantes au sein du groupement de producteurs Plante Infuse basé à Sainte Croix Vallée Française et j’ai suivi de nombreuses formations sur les plantes avec l’Imderplam (Institut méditerannéen de documentation, d’enseignement et de recherches sur les plantes médicinales), au CFPPA de Nyons auprès de Thierry Thévenin, et différentes formations auprès de Gérard Ducerf, Claire Moucot, Jean Coudour, Jean-Pierre Vigouroux. J’ai suivi une formation de 3 ans d’ethnobotanique avec Sophie Lemonnier, ethnobotaniste.
Quand j’ai découvert l’approche sensible des plantes, au sein d’une formation dispensée par le MABD (Mouvement pour l’Agriculture Biodynamique) en 2018, j’ai su que ce qui m’appelait au travers des plantes, c’était cette connexion profonde aux être vivants et à la terre à travers mes ressentis corporels.
Depuis, tout me ramène à cette approche : j’ai découvert les 8 shields et l’hypnose avec l’hypnothérapeute Léo Poncelet en 2020, puis j’ai continué à me former aux 8 shields auprès de Norbert Fond, Jean-Claude Catry et Ingrid Bauer.
Le yoga du Cachemire est venu me chercher à partir de 2020. Je me suis d’abord formée auprès d’Elodie Fournioux. J’approfondis à présent le yoga shivaïte traditionnel cachemirien accompagnée par Daniel Odier et Christelle Bonneau.
Parallèlement, je me forme en danse contact improvisation, au Body Mind Centering (auprès de Maya Ayme), et au chant (auprès du Roy Hart et d’Anna Jéhanno (méthode alexander)). Je suis intéressée par tout ce qui me permet de comprendre le monde grâce à mon intelligence corporelle, et à toutes les nourritures qui me permettent d’approfondir ma relation avec le vivant.
J’ai une immense joie à faire mon métier qui est de transmettre ma sensibilité, mes outils, et les « sagesses » que j’étudie, à la rencontre profonde de la nature dont nous, humains, faisons partie intégrante.
J.-W. von Goethe (Maximes en prose)« Celui à qui la nature commence
à dévoiler son secret manifeste
ressent une irrésistible
aspiration vers son interprète
le plus digne : l’art. »

1 Christian Escriva, Jean-Michel Florin, Rencontrer les plantes, approche par la méthode de Goethe, Amyris, Espagne, 2011
2 Hermann Hesse, Brèves nouvelles de mon jardin, Calmann-Lévy, Paris, 2005